Skip to Content
Centre national des arts plastiques

Progress gallery

Share Share Share Share Share

Parmi les choses

exposition collective

Arts plastiques
13 mars • 06 avril 2019
Communiqué de presse /
Où quand l’objet de l’art, c’est l’objet.
Il faut dire que le principe d’indifférence duchampien est désormais tant et si bien assimilé que l’art transige parfois jusqu’à l’indiscernabilité avec le domaine des produits manufacturés. L’œuvre et la chose, isomorphes – on a maintenant cette habitude. Laquelle s’assortie d’ordinaire d’une déréalisation de l’objet, comme si l’opération qui le constitue en ready-made ne visait qu’à le libérer de l’usage.
D’autres intentions, pour aiguillonner cette économie de la chose usuelle.
Proposer une ré-élaboration des termes qui édictent la bonne forme de l’objet – une forme précise, stable, inhérente à sa fonction – jusqu’à l’absurde. Re-fabriquer des objets afin de montrer une mobilité de la forme, à rebours de la linéarité de la fabrication en série.
Réduire l’objet à une situation circonstanciée. En mésuser. Et, par l’action performative, éroder l’évidence de sa « bonne forme ».
Profiter de la ruine de la destination de l’objet pour défaire cette opposition traditionnelle qui distingue la production artistique de la chose usuelle.
Jouer de l’analogie avec la fabrication en série pour faire œuvre, unique. Et insister encore sur cette porosité entre production industrielle et artistique en produisant des œuvres « toutes faites » - ou, a contrario, en interrogeant les qualités objectales des médiums artistiques.
Débarrasser l’objet de sa formalité et, en définitive, n’en conserver que l’idée – celle-là qui meut la machine célibataire.
Pour nuancer ce triomphe de l’objet, toutefois, acter d’un certain assujettissement : l’objet, indicateur normatif, régulant les flux comme les comportements.
Alors, mettre en perspective ce rapport au monde par l’intermédiaire des objets. Revenir sur ce postulat – erroné – de Bergson, selon lequel le propre de l’homme serait cette capacité à produire des objets. Lors du vernissage, Nicolas Puyjalon performera Homo Faber. Lui dont on sait que les actions jouent du fait que l’objectif énoncé, malgré les efforts et l’acharnement, demeure toujours asymptotique, propose d’être ce soir-là l’Homme qui fabrique…
Marion Delage de Luget
Horaires : 
Du jeudi au samedi de 15h à 19h.
Moyens d'accès : 
Accès au passage par le 72, rue Jean-Pierre Timbaud, par le portillon de droite, libre d'accès.
Dernière mise à jour le 28 févr. 2019

Progress Gallery

4 bis passage de la Fonderie
75011 Paris 11
France
Téléphone : 01 70 23 30 20