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Centre national des arts plastiques

Actualités

2019-2007

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L’Été photographique de Lectoure - Utopies, Espoirs, Colères

Une exposition en partenariat avec le Centre national des arts plastiques (Cnap)

Centre d’art et de photographie, Lectoure
16 juillet • 25 septembre 2016
  • Jordi Colomer
    Medina – Parkour
    2013
    Vidéo, couleur, silencieux
    FNAC 2015-0658
    ADAGP, Paris 2016
    Centre national des arts plastiques

  • Taysir Batniji
    GH0809 - Maison_n°11
    2010
    Tirages numériques couleur
    36 x 27 cm (chaque)
    FNAC 2014-0180 (1 et 2)
    © ADAGP, Paris 2016
    Centre national des arts plastiques

  • Taysir Batniji
    GH0809 - Maison_n°11
    2010
    Tirages numériques couleur
    36 x 27 cm (chaque)
    FNAC 2014-0180 (1 et 2)
    © ADAGP, Paris 2016
    Centre national des arts plastiques

  • Jhafis Quintero
    La Hora Garrobo
    2013
    Vidéo, couleur, son
    FNAC 2014-0131
    Centre national des arts plastiques

  • Roger Ballen
    Head Inside Shirt, 2001
    Photographie noir et blanc, 35,4 x 35,2 cm
    FNAC 03-550
    Centre national des arts plastiques

Le Centre national des arts plastiques (Cnap) s’associe au Centre d’art et de photographie de Lectoure (Occitanie) et à l’édition 2016 de l’Été photographique de Lectoure, conçue et imaginée sous l'intitulé « Utopies, Espoirs, Colères ». Une sélection des œuvres exposées provient de la collection contemporaine du Fonds national d’art contemporain géré par le Cnap ; elles sont signées Roger Ballen, Alberto Garcia-Alix, Jhafis Quintero, Taysir Batniji, Jordi Colomer. Une carte blanche a été proposée à Pascale Cassagnau, responsable des collections audiovisuelles et nouveaux médias au Cnap, dans le cadre de L'Été cinématographique.
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DES ARTISTES FACE À L'HISTOIRE CONTEMPORAINE
À partir d’œuvres réunissant des artistes de stature internationale, la commissaire invitée Aline Pujo explore la façon dont les créateurs réagissent à la violence, à l’injustice ou au désarroi : « Comment expriment-ils dans leurs œuvres les colères, les espoirs, voire les utopies de leurs contemporains ? Plaques sensibles de leur époque, tous ont dû à un moment ou à un autre réfléchir à leur positionnement d’artiste face à l’histoire et à ses soubresauts afin de trouver la bonne distance, celle qui permet d’inventer des réponses. »
L’événement réunit des artistes « qui partagent une conscience inquiète du monde et pour qui la création de nouvelles représentations va au-delà du témoignage critique ou d’une expression indignée. Pour eux, l’art agit sur le monde : en incitant le spectateur à sortir de son mode habituel de consommation des images et à prendre le temps de la réflexion, leurs œuvres modifient le regard et ouvrent de nouvelles perspectives ».
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LECTOURE VILLE OUVERTE / ÉCRANS SATELLITES
Traversée par de multiples hypothèses sur le réel, l’histoire, l’intime, la création vidéo contemporaine de cette dernière décennie ne constitue pas un champ transcendantal en tant que tel, mais représente un territoire indécidable, que les artistes et les cinéastes investissent au même titre que la photographie.
Bien des œuvres vidéos contemporaines ressaisissent un certain nombre de problématiques en les déplaçant, pour en explorer toute la portée utopique : l’appropriation de sources culturelles diversifiées issues du monde des mass media dans la perspective d’internet des réseaux comme contexte, le temps humain et l’auto-fiction de tout le monde, le singulier et l’intime, ressaisis à l’échelle d’un temps commun, entre espace public et espace privé, les représentations singulières de soi qui entrent en dialogue avec un travail de l’image. « Quelquefois, je me souviens des choses que je n’ai pas connues », écrit Marguerite Duras dans La Femme du Gange, faisant de l’écriture et du travail de la mémoire l’indice d’une différence temporelle et d’une différence spatiale d’avec le présent.
Ce que manifestent les films de Marco Poloni, Jocelyne Saab, David Yon - films documentaires et documentés -, c’est leur capacité à traverser  l’histoire, à se ressaisir de la vérité et de la réalité, non comme visée dernière, mais bien plutôt comme des outils, des réserves de formes, pour entreprendre un trajet, une trajectoire, un chemin à travers des géographies politiques complexes. À leur tour, ces œuvres déterminent un lent exercice de lecture et de déchiffrement, plaçant en perspective tous les corpus descriptifs qui fondent la matière documentaire, interrogeant ainsi la nature même du « filmique ».
Les œuvres formulent un certain nombre d’hypothèses mises en partage qui concernent aussi bien une retraversée de quelques topos de l’art contemporain que le faire œuvre, la possibilité du récit, en engageant la promesse « d’histoires qui demandent à être racontées », selon l’expression du philosophe Paul Ricœur dans Temps et Récit I.

Pascale Cassagnau, commissaire invitée
* Ces œuvres filmiques ont reçu le soutien du Cnap, via le dispositif Image/mouvement (aide aux maisons de production).
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CARTE BLANCHE DANS LE CADRE DE L'ÉTÉ CINÉMATOGRAPHIQUE
Projections au cinéma Le Sénéchal (21h, 5 € la séance)
Vendredi 9 septembre 2016
David Yon, La nuit et l’enfant, ou le Songe d’un habitant de Djelfa, 2015, 60’
Vendredi 23 septembre 2016
Marco Poloni, Una Cuba mediterranea, 2016, 72’
Jocelyne Saab, Un dollar par jour, 2016, 6’32’’
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INFORMATIONS PRATIQUES
Ouvert tous les jours de 14h à 19h
Sauf ancien tribunal, fermeture à 18h
Tarif unique : 5 € pour l’ensemble des expositions.
Les expositions au Centre d’art et de photographie, à l’ancien tribunal, à l’ancien Hôpital et à la Cerisaie se prolongent jusqu’au 25 septembre 2016.

Dernière mise à jour le 05 oct. 2016
Centre d’art et de photographie
Maison de Saint-Louis
8 cours Gambetta
32700 Lectoure, Gers (32)
France
Téléphone : 
+33 (0) 5 62 68 83 72
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