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Centre national des arts plastiques

CPIF

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En Piste ! Le cirque en images dans les collections du Fonds National d'Art Contemporain

Photographie - Exposition
11 juin • 01 août 2004

Les oeuvres regroupées dans l’exposition appartiennent à la collection du Fonds national d’art contemporain et sont parfois la restitution de commandes lancées à l’occasion de l’année des arts du cirque en 2001-2002. Photographier le monde de la piste et ses acteurs ou remettre en scène une idée du cirque aujourd’hui, voilà ce que les quinze artistes, toutes générations confondues, nous donnent à voir au CPIF.

Complément d'informations : 
Communiqué de synthèse Le cirque en majesté (...) Pendant longtemps, les photographes ne pourront pénétrer au coeur de ce monde, la lumière y est trop rare et l’instant trop rapide ; ils se contenteront de décrire avec une réelle nostalgie la vie difficile mais fabuleuse de ces nomades qui demeurent désormais l’unique trait d’union entre leur passé de villageois et leur présent de citadins : les artistes du cirque ortent dès lors au nom de tous le symbole de la liberté. Depuis les années 30 et l’influence qu’ont exercé les constructivistes et les créateurs du Bauhaus sur notre perception de l’architecture, les photographes ont suivi, fascinés, le montage et le démontage du chapiteau comme un acte magique qui isole le public et les circassiens de la réalité du monde. Brassaï, Doisneau ou Izis se sont ainsi montrés particulièrement sensibles à cette union dans l’effort qui soude les gens du cirque pour monter la scène sur laquelle ils vont s’exprimer par leurs prouesses. Puis, lorsque les films sont devenus plus sensibles, les appareils plus souples d’emploi et les objectifs plus précis, les artistes ont souvent considéré la piste comme le cadre particulier de leurs recherches ; « le col de velours du cirque... neuf et très brossé » selon l’expression de Ramon Gomez de la Serna inscrit le sujet dans un espace précis pour transformer l’apparence en réalité, se jouer des lois de l’équilibre, dompter le danger et proposer au funambule de rejoindre le ciel. Marcel Bovis, André Kertesz ou Rhona Bitner utilisent la poursuite lumineuse du spectacle, et bien évidemment ses contraintes, pour focaliser l’attention sur les numéros de domptage, de voltige, d’équilibre ou d’adresse et mettre ainsi en exergue les tentatives des artistes du cirque pour échapper aux lois naturelles du monde. « Comme il y a la grande musique et l’autre, l’histoire et la petite histoire, il y a le grand cirque et les petits. Il faut de tout pour faire et défaire le rire du monde » remarquait Jacques Prévert dans le Cirque d’Izis, soulignant par là-même que la parodie, le jeu des clowns sont indissociables de l’idée-même de cirque. « Le clown est, un peu, l’artiste anonyme. C’est comme une estampe ou un dessin sur un cerf-volant, comme un dessin en l’air » (Ramon Cornez de la Sema) que Nancy Wilson-Pajic ou Tina Mérandon accompagnent de leur compassion et dont finalement elles soulignent l’isolement ; Patrick Tosani, quant à lui, s’intéresse davantage à l’aspect baroque de ces êtres fantomatiques qui nous renvoient à notre propre fragilité, tandis que Pierre et Gilles suggèrent que le clown détient le pouvoir magique de sauver le monde. Ryuta Amae nous propose une vision architecturée du cirque. Si le cirque ne peut exister sans bouffons, on ne peut le concevoir sans ménagerie, les dompteurs retraçant les liens ancestraux qui nous unissent aux animaux et poursuivant leur quête d’une harmonie mutuelle. Pour Muybridge, il convient d’observer les animaux avec un protocole scientifique, pour Balthazar Burkhard et Carole Fékété, il importe de leur conférer la dignité qu’implique la longue tradition du portrait en pied des nobles personnages et de leurs compagnons. Quant à Olivier Rebufa, il semble inverser la proposition et suggère que l’homme demeure aux ordres des animaux dans des saynètes mises en scène de manière humoristique en parodiant les numéros traditionnels dans les spectacles de cirque. Enfin tous les amateurs et spectateurs d’un soir retrouvent dans le cirque les souvenirs de leur enfance et ceux du temps de l’innocence perdue. Ainsi Sarah Moon nous conte-t-elle les chapitres de l’histoire illustre du cirque russe Dourova que la situation économique du pays renvoie vers un passé empreint de nostalgie. Pour Nancy Wilson-Pajic, qui a passé son enfance dans une petite ville où les cirques faisaient relâche l’hiver, le procédé à la gomme Bichromatée stigmatise le flou des images mentales de notre enfance que nous restitue notre mémoire avec ses défaillances et qui nous sont d’autant plus chères. Ainsi le cirque demeure-t-il pour les photographes une « boîte de Pandore où l’artiste a le loisir de choisir et de faire apparaître ce qui le fait rêver, l’intrigue, l’émeut ou lui fait plaisir » selon l’expression de Jacques Prévert. Agnès de Gouvion Saint-Cyr
Horaires : 
du mercredi au dimanche inclu, de 13h à 18h30 fermé le lundi, mardi et jours fériés visites commentées gratuites chaque dimanche à 15h30
Partenaires : 
- Ville de Pontault-Combault - Direction régionale des affaires culturelles, Ministère de la Culture et de la Communication - Conseil général de Seine et Marne - Conseil régional d’Ile de France
Dernière mise à jour le 19 juin 2017

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77340 Pontault-Combault
France
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