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Centre national des arts plastiques

Galerie La Ferronnerie

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Corentin Lespagnol, Silvana Reggiardo, Jacqueline Taïb

Collections / Diffractions

Exposition
06 mars • 13 avril 2019

Exposition Collections / Diffractions de Corentin Lespagnol, Silvana Reggiardo et Jacqueline Taïb, dessin et photographie. 

Courtesy Galerie la Ferronnerie, Paris

Depuis qu’il pratique la photographie, Corentin Lespagnol, par ailleurs architecte,  a voulu expérimenter la spécificitépremière de ce médium, soit la prise en compte du réel, et la tentative de le transcrire, de l’appréhender au plus près.

Ma pratique est basée principalement sur une approche documentaire. Les objets, formes, traces, signes, les paysages urbains et naturels photographiés deviennent autant de prétextes pour créer des collections sérielles qui servent de matière première àune lecture décomposée de la réalité. 

Cet important catalogue est aussi l'outil me permettant de chercher àcapter ce que j'ai essayéde nommer '' l'ordre cachédes choses '', intangible, poétique, fragile, qui me fascine et que je tente constamment de déchiffrer, de révéler.’

Les fragments de temps, d'espace collectés, sélectionnés, puis assemblés et réorganisés constituent enfin les éléments propices àl’élaboration d’une fiction personnelle : une forme d'artificialiténaturelle qui peut susciter chez l'observateur une ambiguïtéquant àla perception des images proposées. Le choix, pour Corentin Lespagnol, de proposer un catalogage de points de vue soigneusement sélectionnés invite le spectateur àrecréer sa vision des thèmes choisis.

 

A propos de Silvana Reggiardo

Etienne Hatt, Artpress, novembre 2018 (extraits)

 

‘…Outil de vision, l’appareil a cadréle réel, il a extrait des déambulations urbaines de la photographe ce fragment de vitrine àla pellicule adhésive partiellement arrachée. A la seule matière des rayures qu’a perçu l’oeil humain, l’optique mécanique a ajoutédes diffractions colorées. En agrandissant ce fragment captéavec un objectif macro, le tirage a introduit un jeu perturbateur sur les échelles. Enfin, le verre de l’encadrement parasite le regard du spectateur par ses puissants reflets[… A la pseudo-transparence du médium photographique, Reggiardo oppose ainsi, littéralement et métaphoriquement, les réflexions et diffractions de la lumière qui constitue la matière première de la photographie. On pourrait sans doute le dire de toute l’oeuvre de cette Argentine née en 1967 et installée depuis son enfance en France tant le verre en est un motif récurrent. La photographe en exploite la capacité, par la réactivitéde la matière àla lumière et àson environnement, àfaire image. … A la différence des précédents travaux, la série Effet de seuil n’est pas régie par un protocole systématique et sériel…’

 

A propos de Jacqueline Taïb 

Pierre Manuel, 2007 Entretiens de l’AL/MA, éditions Méridianes (extraits)

 

 ‘…Jacqueline Taïb commence ses toiles par des relevés photographiques. Elle n’y cherche pas une image, ni un élément pittoresque, àpeine quelques indices de lignes, de plans, de perspectives ; quelques zones de couleur y apparaissent, ainsi qu’une orientation virtuelle de l’espace….

Se révèlent aussi, dans cet usage minimal de la photographie, des virtualités de l’espace urbain : Non pas des bâtiments, des voies de communication, des architectures plus ou moins monumentalisées, du mobilier urbain…mais un ensemble de plans, de pleins, de vides, de points colorés, de directions et de dimensions dans lesquels s’enfonce et s’aventure le regard du peintre. 

 

Le cadrage neutre, hasardeux et pourtant précis de la photographie a défait la scène urbaine ; le travail pictural défait la représentation close de la photographie, lui substituant un espace mental comme espace labyrinthique. Plutôt que des arêtes, des contours, des signaux, le tableau emboîte les pans, fond les couleurs, laisse l’oeil se perdre dans l’enchevêtrement des espaces. Ce qu’un premier regard pouvait prendre pour des repères, perd son évidence et finit par participer de l’étrangetéde ce réel.…’


Dernière mise à jour le 09 mars 2019

Galerie La Ferronnerie - Brigitte Négrier

40 rue de la Folie Méricourt
75011 Paris 11
France
Téléphone : +33 01 78 01 13 13
Directrice : Brigitte Négrier