Skip to Content
Centre national des arts plastiques

FRAC Champagne-Ardenne

Share Share Share Share Share

ANTITEATER

Exposition de Lili Reynaud Dewar

Arts plastiques - Exposition
22 janvier • 14 mars 2010

LILI REYNAUD DEWAR ANTITEATER EXPOSITION DU 22 JANVIER AU 14 MARS 2010 VERNISSAGE LE JEUDI 21 JANVIER 2010 A 18H00 visite privée pour les amis du frac champagne-ardenne : lundi 25 janvier à 19h30 visites publiques : dimanche 31 janvier, 14 février et 14 mars à 16h00 visite pour les étudiants : jeudi 28 janvier à 18h30 visite pour les enseignants : mercredi 3 février à 14h30 Lili Reynaud Dewar explore dans son travail les possibilités de « résis-tance » liée à l'excentricité, cette manière de penser, d’agir ou de parler qui s’éloigne du commun et des normes. Entre authenticité et simulation, elle joue à l’extrême de l’artifice, du symbolisme et de la théâtralisation. Ses performances, extravagantes et précisément documentées, ont pour thèmes l'histoire des sténodactylos au 20e siècle (Structures de pouvoir, rituels et sexualité chez les sténodactylos européennes, 2009), les prémisses technologiques du cinéma (Black Mariah, 2009), la vision de l'Égypte dans l'Afrocentrisme (En réalité, le sphinx est-il une annexe du monument ou le monument une annexe du sphinx ?, 2008), l'histoire des esclaves marrons (The Center and the Eyes et Queen Mother Nanny of the Mountains, 2006) ou la vie et l’œuvre du designer italien Ettore Sottsass (In Every Room There Is the Ghost of Sex, 2008). Si des références historiques multiples alimentent constamment son travail, elle utilise la fiction et les mythes comme de véritables outils critiques. Prenant pour titre ANTITEATER, l’exposition de Lili Reynaud Dewar au Frac Champagne-Ardenne s’inspire du fonctionnement spécifique de la compagnie de théâtre éponyme montée par Rainer Werner Fassbinder à la fin des années 1960. Hormis celui du metteur en scène, aucun rôle n'était en effet assigné de façon définitive aux acteurs et à l’équipe technique, et aucun statut n’était donc jamais acquis. En intitulant ainsi son exposition, l’artiste questionne les relations de pouvoir et d’autorité qui s’organisent au sein du groupe de performeurs avec lequel elle travaille depuis plusieurs années. Avec eux, elle crée des « happenings fixés », selon l’expression de Marguerite Duras, contraignant à l’extrême les corps, les actions et la relation à l’espace de ses performeurs par le biais de sculptures. Ce titre renvoie également à l’origine de l’exposition, une performance réalisée le 18 décembre dernier dans un théâtre de Reims dans laquelle Lili Reynaud Dewar donnait une conférence sur son travail tandis que des fragments de performances précédentes étaient simultanément rejoués sur scène. Selon ce même principe de mise en abyme, l’artiste nous invite, grâce à cette exposition, à participer à une sorte de pièce de théâtre dans une pièce de théâtre, une technique qui a notamment été rendue célèbre par Hamlet. Cette pièce de Shakespeare intrigua d’ailleurs profondément Jorge Luis Borges, dont on sait qu’il avait développé une phobie des miroirs. Les œuvres présentées au rez-de-chaussée du Frac Champagne-Ardenne sont en effet placées de manière à créer des jeux de miroirs. L’artiste nous place ainsi à la fois dans le rôle de spectateur et de spectacle, suggérant que nous sommes tous les acteurs de ce qui ne semble plus réellement être une fiction, mais bien plutôt un ambitieux scé-nario possible. A travers cette remise en scène et re-contextualisation de performances et de sculptures existantes au sein d’œuvres nouvelles, Lili Reynaud Dewar cherche à faire émerger une continuité dans son travail. Dans l’une des salles du premier étage sont ainsi réunies l'ensemble des sculptures présentées sur la scène du théâtre de la Comédie de Reims lors de la performance du 18 décembre 2009 ; LOVE = U.F.O, Black Mariah et Structures de pouvoir, rituels et sexualité chez les sténodactylos européennes sont présentées comme des sculptures autonomes tout autant que des preuves. Ce faisant, elle s’interroge sur la question de la documentation et de la trace, et cherche à créer un format inédit et ambigu dans lequel le film de la performance devient l'enjeu principal de la performance elle-même. Elle joue par ailleurs avec dérision de l’omniprésence de la figure de l’artiste (diffusion de sa propre voix dans l’espace, projection imposante elle-même reflétée dans un immense miroir…), cernant littéralement le visiteur, quitte à créer une certaine im-pression de claustrophobie. A l’étage est également présenté le troisième volet d’une série d’œuvres inaugurée en août dernier à la galerie Mary Mary de Glasgow et prolongée dans une exposition à la fondation Barriera de Turin au mois de novembre. Partant d’une réflexion sur la question du travail et du genre, mais également sur la notion de transmission, Structures de pouvoir, rituels et sexualité chez les sténodactylos européennes met en scène des sténodactylos pratiquant leur profession désormais obsolète à la manière d'un rituel. Dans une vidéo inédite, l’artiste isole les mains et les jambes des performeuses et met l'accent sur la notion d’amanuensis, un terme latin qui désignait un esclave chargée de transcrire la pensée de son maître. Née en 1975 à La Rochelle, Lili Reynaud-Dewar vit et travaille à Paris. Artiste et critique d’art, elle enseigne également à l'école des Beaux-Arts de Bordeaux et codirige Pétunia, une revue féministe d'art contemporain, dont le premier numéro est sorti en juin 2009. Son travail a notamment été exposé au Centre Pompidou à Paris, la SBC Gallery de Montréal, la Fondazione Barriera de Turin, le Printemps de septembre à Toulouse, la Galleria Civica d’Arte Contemporanea de Syracuse, la 5e Biennale de Berlin et la 9e Biennale de Lyon. Lili Reynaud Dewar est représentée par la galerie Kamel Mennour à Paris et Mary Mary à Glasgow.

Horaires : 
du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00 entrée libre
Heures de vernissage : 
le jeudi 21 janvier 2010 à partir de 18h
Partenaires : 
le frac champagne-ardenne, membre du réseau platform, bénéficie du soutien du conseil régional de champagne-ardenne, du ministère de la culture et de la communication – drac champagne-ardenne et de la ville de reims
Mécénat : 
Avec le soutien de Veuve Clicquot Ponsardin, Maison fondée en 1772.
Dernière mise à jour le 27 févr. 2012

Fonds régional d'art contemporain, Frac Champagne-Ardenne

1 place Museux
51100 Reims
France
Téléphone : 03 26 05 78 32
Télécopie : 03 26 05 13 80
Directrice : Marie Griffay