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Centre national des arts plastiques

Œuvres récemment acquises

2018

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Acquisitions et commandes Photographie et images 2018

mars 2018

La commission consultative du Centre national des arts plastiques chargée de l’acquisition des œuvres Photographie et images s’est réunie les 27 et 28 mars 2018. Le comité a disposé d’un budget de 485 184 € (dont 85 000 € de subvention du Fonds du patrimoine pour l'acquisition de l’œuvre de Dayanita Singh Museum for Industrial Kitchens, 2016/2017) et  a procédé à l’acquisition de 49 œuvres de 25 artistes ou groupes d’artistes, dont 16 hommes et 9 femmes.

Ces nouvelles acquisitions permettent de compléter et enrichir des axes de recherche déjà engagés, tout en y ajoutant de nouveaux - la commission faisant évoluer les collections d’oeuvres photographiques, filmiques et vidéographiques en s’informant de l’actualité de l’activité artistique. Les œuvres ainsi acquises proposent un regard à multiples faisceaux et envergures sur les réalités constituant le monde actuel, tant à travers son histoire, sa géographie, son économie que son imaginaire et sa culture. Les arts de l’image technologique sont envisagés ici comme des moyens de connaissance, entrelaçant les formes documentaires et fictionnelles, associant poétique et politique :

-    Contre-histoires, ou comment proposer à la communauté des regardeurs, depuis le champ de l'activité artistique, et en-dehors du domaine académique ou des canaux médiatiques, une connaissance alternative sur les conditions de vie qui les rassemblent autour d'une histoire commune et de lieux partagés : Malala Andrialavidrazana recompose une cartographie symbolique du continent africain à travers le photomontage d’une iconographie de la féminité issue d’une archive de l’histoire coloniale ; Oussama Tabti dessine en creux les “Années noires” algériennes, par l’examen de la bibliothèque de l’Institut Français d’Alger et de ses fiches d’emprunt, révélant une interruption de l’accès aux livres ; Pauline Boudry/Renate Lorenz étendent une histoire contemporaine de la dystopie, en la prolongeant depuis la période Punk jusqu’au futur - en 2031.

-    Images du Tout-Monde, ou comment habiter poétiquement et politiquement le monde, envisagé dans un renversement de perspectives, un décentrement, en s’instruisant des études post-coloniales : Ho Rui An opère une analyse des représentations du pouvoir colonial à Singapour, à travers un mythe déconstruit par l’humour et une lecture critique d’images d’archive ; Samir Ramdani emploie la forme documentaire pour désigner l’attitude prédatrice développée par le personnage d’un artiste envers le ghetto qu’il photographie à Los Angeles ; Georges Senga décrit au Congo la façade et l’intérieur de maisons individuelles dont le statut légal met leurs habitants dans une situation de précarité ; Claude Iverné développe une enquête documentaire au long cours sur le Soudan, ses paysages et ses gens, par la méthode d’une fréquentation assidue, afin de renouveler les schèmes légués par la photographie ethnographique.

-    Schizo-géographies, ou l’examen critique de signes culturels, économiques et symboliques : Aglaïa Konrad observe le monde depuis le hublot d’un avion, à 10.000 mètres d’altitude, en décrivant un paysage en apparence sans frontières, sans humains ; John Miller réalise un photo-essai sous forme de diaporama, pour analyser l’espace urbain à l’ère de la surveillance généralisée, instruit par les pratiques d’espaces de Michel de Certeau et la micro-sociologie de Erving Goffman.

-    Nouvelles écosophies, ou la figure de l'artiste comme écosophe, afin de penser l’articulation éthico-politique entre les trois registres écologiques - l’environnement, les rapports sociaux et la subjectivité humaine : Dayanita Singh crée un musée photographique des cuisines industrielles en Inde, en décrivant l’organisation d’une société pour nourrir au quotidien sa population ; Marcos Avila Forero assemble photographies, films et dessins pour restituer une connaissance des conditions d’existence de colombiens, après la déclaration d’une paix fragile ; Uriel Orlow réalise une documentaire expérimental sous la forme d’un procès, aux limites de Johannesburg et de la forêt, pour évoquer les conséquences de l’exploitation par les multinationales pharmaceutiques des plantes médicinales et du savoir indigène ; David Claerbout reformule un matériau spectaculaire appartenant à la culture visuelle du XXe siècle, pour dessiner une histoire alternative du vivant, à travers l’hypothèse de l’absence de l’espèce humaine, afin de libérer symboliquement les formes de vie non-humaines de l’anthropocentrisme qui a gouverné leur représentation.

-    Enquêtes sur le réel, ou les nouvelles coordonnées des réalités socio-économiques, à l’ère de la mondialisation : Wang Bing filme les employés de l’industrie textile en Chine, en s’attachant aux gestes et aux temporalités du travail ; Sylvie Boisseau et Frank Westermeyer infiltrent le monde de la finance afin de mettre des visages et des mots sur une abstraction conditionnant la marche du monde.

-    Actualité des espaces autres, ou l’examen des contre-espaces présents au cœur de la cité et permettant son fonctionnement concret et symbolique, par l’approche d’histoires singulières : Randa Maroufi met en scène les usages d’un parc abandonné par des jeunes, à travers les réseaux sociaux ; Jhafis Quintero reconstitue l’expérience d’un enfermement prolongé en prison, en montrant combien l’imaginaire peut permettre une résistance à l’aliénation, par la confrontation du corps à l’usage ritualisé d’un espace restreint.

-    Images de pensée, ou comment le regard technologique renouvelle nos régimes scopiques, dans une dimension tant poétique que cognitive : Ismaïl Bahri réduit en poussières les images stéréotypées issues des photographies publicitaires, puis il observe la ville de Tunis dans un miroir noir, pour donner toute leur force diégétique aux sons environnants ; en feuilletant le livre mythique de Peter Hujar, Portraits in Life and Death, Moyra Davey réalise un film photographique au sens propre, pour proposer une lecture méditative ; James Benning actualise le genre du portrait à travers la réitération de l’absorbement de ses personnages, filmés en plan fixe pendant un temps de lecture ; Simon Ripol-Hurier établit le contact entre des êtres distants, à travers l’écoute de paysages sonores échappant à la rationalité machinique des outils d’enregistrement, de transmission et de diffusion sonores - pour affirmer la subjectivité des images mentales.

Dernière mise à jour le 26 juin 2019

Solar: A Meltdown

Installation comprenant une vidéo, un tirage photographique, un rideau-éventail (punka) et un jouet solaire représentant la reine Elisabeth
Vidéo : 59'
Tirage photographique : 104,2 x 153,7 cm (avec cadre)
1/5 + 1 EA

Achat à l'artiste

SOL NEGRO (SOLEIL NOIR), 2016

Vidéo HD, couleur, son
Durée : 42'36''
1/5 + 2EA

Achat à l'artiste

Série Soudan, 2005 - 2017

8 épreuves numériques à l'encre pigmentaire
Dimensions variables

Achat à la Galerie Agathe Gaillard

Boeing over, 1991 - 2007

8 épreuves gélatino-argentiques noir et blanc
75 x 50 cm chaque
2/3

Achat à la Galerie Nadja Vilenne

La cour, 2013

Vidéo, couleur, silencieux
Durée : 17''
3/5 + 2 EA

Don de l'artiste

Walking in the City, 2017

Digital Power Point
Durée : 8'
1/3

Imbizo Ka Mafavuke (Mafavuke's Tribunal), 2017

Vidéo HD, couleur, son
Durée : 29'
1/5 + 2EA

Série "Ten Years in Jail", 2010 - 2015

9 vidéos, couleur et noir et blanc, son
Durée : entre 58'' et 2'57''
4/5 + 2 EA

Achat à la Galerie Analix Forever

Black Diamond, 2014

Vidéo HD, couleur, son
Durée : 41'29.
1/3 + 1EA

Achat à l'artiste

Diana, 2017

Vidéo HD, couleur, son
Durée : 47'14''
1/3 + 1 EA

Achat à l'artiste