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Centre national des arts plastiques

Actualités

2019-2007

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« Rampe Cycloïdale » de Raphaël Zarka

Une commande du Cnap activée dans le cadre de la FIAC 2018

Paris 08
17 • 21 octobre 2018
  • Raphaël Zarka
    Rampe Cycloïdale, 2018
    FNAC 2016-0095
    Centre national des arts plastiques
    © Raphaël Zarka / Cnap / Nike Sb / Les Abattoirs
    Crédit photographique : Max Verret

  • Raphaël Zarka
    Rampe Cycloïdale, 2018
    FNAC 2016-0095
    Centre national des arts plastiques
    © Raphaël Zarka / Cnap / Nike Sb / Les Abattoirs
    Crédit photographique : Max Verret

  • Raphaël Zarka
    Étude pour une œuvre monumentale à protocole
    Rampe Cycloïdale, 2015 – 2016
    FNAC 2016-0095
    Commande à l’artiste en 2015
    Centre national des arts plastiques
    © Raphaël Zarka / Cnap
    Crédit photographique : Yves Chenot

  • Raphaël Zarka
    Étude pour une œuvre monumentale à protocole
    Rampe Cycloïdale, 2015 – 2016
    FNAC 2016-0095
    Commande à l’artiste en 2015
    Centre national des arts plastiques
    © Raphaël Zarka / Cnap
    Crédit photographique : Yves Chenot

Dans le cadre de la FIAC 2018, qui se tiendra du 17 au 21 octobre, l'œuvre de Raphaël Zarka, Rampe Cycloïdale (2016, FNAC 2016-0384), sera installée avenue Winston Churchill, entre le Petit Palais et le Grand Palais.

Après la FIAC, à partir de novembre 2018, l'œuvre sera installée à Toulouse, sur le parvis des Abattoirs, Musée-Frac Occitanie, pour une durée de trois ans.

Cette pièce fait partie d'un programme de commandes initié par le Cnap qui propose à des artistes de concevoir une œuvre à l'échelle de l'espace public. Le protocole, conservé par le Cnap, est composé des instructions et du dossier technique permettant de créer l’œuvre à chaque nouveau dépôt. Son activation sur un site permet de repenser un espace public pour une courte durée. 

Rampe Cycloïdale s’inscrit dans la continuité des recherches de l’artiste liées à la culture du skateboard et plus particulièrement dans sa série des « sculptures documentaires » – œuvres dont le vocabulaire formel renvoie à l’abstraction géométrique et qui reprennent les formes d’objets issus de l’histoire de l’art, des sciences et des techniques. Au XVIe siècle, Galilée étudiait la chute des corps en lançant des billes dans les nervures soigneusement excavées de ses maquettes. Raphaël Zarka propose aux skateurs de ré-expérimenter les lois de la mécanique classique à l’échelle du corps humain.

« D’expérience, les skateurs connaissent la différence d’accélération sur une courbe et un plan incliné. Ceci dit les constructeurs de rampes de skate ont exclusivement recours à l’arc de cercle. L’ignorance pourrait être une explication au monopole de l’arc de cercle, mais l’hypothèse la plus probable reste qu’il s’agit tout simplement de la courbe la plus facile à tracer. En faisant des recherches sur cette question, j’ai découvert un article publié dans le magazine de skate américain Thrasher en septembre 1985. Un skateur, élève à l’Institut polytechnique de Californie, y étudie la possibilité d’une rampe cycloïdale en précisant bien qu’il s’agira du half-pipe le plus rapide au monde. L’article conclut : "Théoriquement ça marche, sur le papier ça marche aussi, maintenant il ne reste plus qu’à attendre que quelqu’un construise une rampe cycloïdale pour voir si tout fonctionne vraiment." Personne n’a jamais construit une telle rampe. Après tout, les skateurs se satisfont de l’arc de cercle. Ils n’ont aucune raison de perdre du temps, du bois et de l’argent pour tenter d’améliorer ce qui n’a sans doute nul besoin de l’être. » explique Raphaël Zarka.

Cette œuvre est produite avec le soutien de NikeSB et le concours des Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse.

Les artistes présentés : 
Dernière mise à jour le 27 sept. 2019
Avenue Winston Churchill
75008 Paris 08
France